Blog bilingue

My blog is bilingual: in French and in English (cursive + green)

jeudi 30 mai 2013

Tissus / Fabrics

Mes derniers achats : 
  • 1 m pour le bleu et le vert, 
  • 2 m pour le tissu tapa qui a de gros motifs :
Fabric stash report: 
  • one meter for the blue and the green fabrics, 
  • two meters for the tapa fabric with large motifs:






Ils sont beaux, hein ?
I love them!

mercredi 29 mai 2013

Expo en Utah / HMQS in Utah

Début mai, le "HMQS", Home Machine Quilting Show, a fêté ses 10 ans à Salt Lake City. Voici quelques photos prises par Christa Quilts :
Here are some pictures taken by Christa Quilts, about the great HMQS, Home Machine Quilting Show, in Utah:


 Super Star by Marilyn Badger 


 Elsa’s Knot by Ann Helbling and Clem Buzick


 Bell Star by Jo Ann Blade and Kim Diamond



 Me and My Shadow by Gail Stepanek and Ronda K. Beyer


Shimmering Symphony by Karlee Porter 


Young Women’s Values by Ann Seely

Riley Blake Fabric Challenge #15 by The Midnight Quilters

Fettucci Sunrise by Corinna J. Weir

jeudi 23 mai 2013

Salon du tifaifai 2013, n°4 / Traditional Tahitian patchwork show, #4

On continue la visite des salles de la mairie où le Salon du tifaifai a lieu : la 2ème salle, à l'étage :
Let's continue the visit of the City Hall, where the Salon du tifaifai takes place : the second room, at the first floor: 








Les tifaifai exposés autour de plants de ape, le thème de l'exposition.
Tifaifai patchwork exposed around ape plants, the show theme.


mardi 21 mai 2013

Salon du tifaifai 2013, n°3 / Traditional Tahitian patchwork show, #3

Les tifaifai exposés à l'étage :
Patchwork exposed at the first floor:



Détail, fait main.

Close-up, made by hand.











Détail, cousu à la main, avec du fil dégradé de violets.

Close-up, hand sewed with variegated thread.

mercredi 15 mai 2013

Salon du tifaifai / Tifaifai showcase


Le Hiro'a de ce mois (c'est une petite brochure gratuite sur les événements culturels de Polynésie) parle du Salon du tifaifai, et il y a une interview de l'anthropologue Joyce D. Hammond, auteur de « Tifaifai and Quilts of Polynesia » :
This month's Hiro'a (it is a free brochure about the cultural events of French Polynesia) speak about the Salon du tifaifai, and there is an interview (in French) of the anthropologist Joyce D. Hammond, author of "Tifaifai and Quilts of Polynesia":


Joyce D. Hammond, anthropologue
 « Le tifaifai est un héritage vivant »
Joyce D. Hammond est une anthropologue américaine venue en Polynésie dans les années 1977-1978 dans le cadre de son doctorat sur les tifaifai et broderies polynésiennes. Elle a publié le premier livre sur le sujet, « Tifaifai and Quilts of Polynesia ». Trente ans plus tard, elle revient afin de poursuivre ses recherches sur cet art qui a su évoluer sans perdre son âme.
 Pouvez-vous nous présenter l’objet de votre venue en Polynésie ?
J’enseigne l’anthropologie visuelle et du tourisme à Western Washington University,. Je suis en Polynésie depuis janvier 2013 et jusqu’en juillet de cette année pour essayer de comprendre les évolutions du tifaifai des années 1980 à aujourd’hui.
 Pourquoi avoir souhaité entreprendre ce travail ?
Lorsque je suis revenue à Tahiti en 2010, après plus de 30 ans d’absence, j’ai découvert tous les changements liés à l’art et l’artisanat, à leur conception et à leur appréhension… Cela m’a naturellement donné envie de faire de nouvelles recherches. J’ai demandé à mon université l’autorisation de venir travailler pendant plusieurs mois afin de proposer de nouvelles publications sur le sujet et pourquoi pas, si l’on trouve des financements, un nouveau livre.
 A l’origine, qu’est-ce qui vous a donné envie d’étudier le sujet des tifaifai polynésiens ?
En 1972, j’ai reçu une bourse d’étude pour étudier à l’Université d’Auckland pendant un an. Les cours de « maori studies » et d’art maori m’ont beaucoup intéressée et donné envie d’approfondir la question. J’ai tenté de trouver un sujet de doctorat qui se rattache à la Polynésie mais aussi à l’artisanat féminin. C’est précisément un article du père O’Reilly sur les tifaifai* qui a éveillé ma curiosité. Je n’avais jamais entendu parler de cette pratique ! Je viens d’un pays où la broderie et le patchwork sont très appréciés, je pense que cela m’a influencée. Les moyens de communication dans les années 1970 n’étant pas ceux d’aujourd’hui, j’ai écrit à différentes paroisses de Tahiti pour savoir si l’on pratiquait toujours l’art du tifaifai en Polynésie. Devant leurs réponses positives, je suis venue pendant un an de 1977 à 1978.
 Pouvez-vous nous raconter rapidement ce séjour d’études ?
Le sujet de mon doctorat portait sur une étude comparée des styles et usages de tifaifaiiripiti, quilts et tivaevae dans les îles de la Société, aux Australes, à Hawai’i et aux îles Cook. A Rurutu, c’est Temana Vahine, une grande couturière, qui a été mon hôte. J’ai habité chez elle mais aussi dans d’autres familles de Polynésie où l’on pratiquait le tifaifai. J’ai passé du temps à Tahiti, Raiatea, Taha’a, Maupiti ainsi qu’aux Australes (Rurutu, Raivavae, Tubuai). Cela m’a permis de constater à quel point le tifaifai était un art Florissant de grande valeur aux yeux des Polynésiens.
 Vous n’avez pas eu de difficulté à recueillir des témoignages ?
Habitant dans des familles polynésiennes, j’ai appris à parler les rudiments du tahitien, suffisamment pour pouvoir dialoguer. Les femmes ont été d’une grande générosité, elles m’ont vraiment montré l’étendue de leur savoir et savoir-faire.
 Quelles sont les particularités du tifaifai des îles de Polynésie française, comparé à celui de Hawaii ou des îles Cook ?
Ici en Polynésie française, le tifaifai est réalisé à partir d’un pliage en 4. A Rurutu, les iripiti sont de petits morceaux de tissu formant des dessins géométriques. A Hawaii l’applique est pliée en 8 et une couche de mousse est placée au milieu. Aux îles Cook, elle est pliée en 4. Les tivaevae dans les îles Cook comportent beaucoup de broderies.
 Qu’est-ce qui a changé par rapport à aujourd’hui ?
Techniquement, pas grand chose. Mais au niveau des styles, des couleurs, des matériaux, il y a beaucoup d’innovations et je trouve ça remarquable. Le tifaifai s’est tranquillement adapté aux modes et aux tendances ! Lorsque je suis venue à la fin des années 1970, il n’y avait pas autant d’associations ni d’expositions-ventes comme aujourd’hui. La pratique s’est institutionnalisée, ce qui lui permet de s’inscrire dans la durée. D’ailleurs, il y a une trentaine d’années, seules deux ou trois des femmes que j’ai rencontrées vendaient leurs tifaifai. Les autres ne les réalisaient que pour les offrir en cadeau de mariage, de naissance ou de reconnaissance.
 L’utilisation du tifaifai est-elle différente ?
Je crois que l’âme du tifaifai est toujours la même, je pense même qu’elle est encore plus forte qu’autrefois car les gens ont pris conscience de la valeur patrimoniale de ces oeuvres. En même temps, son usage s’est démocratisé : on voit des tifaifai dans certaines maisons en décoration, les gens s’en achètent. A l’époque, on ne sortait les tifaifai qu’à de très grandes et rares occasions – le Mai, le Matahiti Api et le Heiva par exemple – et c’est surtout un ouvrage que l’on recevait comme cadeau, un don. Il faut dire également qu’aujourd’hui, le contexte économique fait que beaucoup plus de femmes travaillent et ont moins de temps à consacrer à ce type de pratique.
 Que représente le tifaifai pour vous ?
C’est un héritage vivant et une œuvre de générosité. Je suis fascinée par la beauté des créations, la forme des dessins, la force des couleurs et les milliers d’heures de travail que cela représente. Il y a quelque chose de sacré dans le tifaifai et dans ses usages très codifiés. La fierté des Polynésiens par rapport à la tradition du tifaifai en dit long sur sa valeur.
 Peut-il, d’après vous, trouver sa place ailleurs qu’en Polynésie ?
Aujourd’hui, cet artisanat a su garder sa valeur traditionnelle tout en ayant une belle reconnaissance artistique internationale. Le tifaifai a trouvé sa place dans certains musées de par le monde mais aussi plus simplement dans les familles qui veulent ramener un souvenir de leur séjour en Polynésie. Ces différentes approches du tifaifai font de lui un symbole culturel très important.

Joyce D. Hammond, « Tifaifai and quilts of Polynesia », University of Hawaii Press, 1986.
Cet ouvrage présente une analyse comparative des différences artistiques des tifaifai ainsi que les points communs entre les formes régionales, le tout soigneusement illustré par des photographies de l’auteur. Le livre détaille et approfondit les origines communes de ces textiles, c’est-à-dire le mélange des matières traditionnelles, l’introduction du tissu occidental, et l’inspiration des quilts et du patchwork venus de l’extérieur. On y trouve aussi des témoignages sur la fabrication et la fonction de ces ouvrages, du cadeau à l’objet d’art.
L’ouvrage est épuisé. Il est disponible d’occasion sur Internet.

* Patrick O’Reilly, « Note sur les Tifaifai tahitiens », in Journal de la Société des Océanistes, 1959 n°15, Musée de l‘Homme, Paris.

mardi 14 mai 2013

Salon du tifaifai 2013 / Traditional Tahitian patchwork show

La mairie de Papeete :
The Papeete's Cityhall:



Les tifaifai exposés dans le hall :

The tifaifai patchwork exposed in the hall:



Tifaifai fait main.

By hand.



Celui-ci est cousu à la machine :

This one, made by machine:


dimanche 12 mai 2013

Festival en Arizona / Arizona Quilters' Guild Show

Mi-mars, le Festival 2013 de l'Arizona Quilters' Guild s'est tenu autour du thème "Tendances et traditions".
Voilà quelques photos prises par Quilt Inspiration :
Mid-March was the annual show of the Arizona Quilters' Guild. For 2013, the theme was "Trends and Traditions" in both contemporary and traditional quilt categories.
Here are some pictures taken by Quilt Inspiration:


Jezebel by Monika Hancock


Lilies by Rita Blocksom


Little Amsterdam by Marilyn Wood


Saquaro Sentinels by Patsy Kittredge


Sunlit Circles by Ann L. Petersen


Swallowtail Summer by Patsy Kittredge

samedi 11 mai 2013

15e Salon du tifaifai 2013 / Tifaifai Show

Le 15ème salon du tifaifai est basé cette année sur le thème de la « Reproduction de tifaifai d'antan », et s'appuye sur une décoration à base de « Ape » (Alocasia maccrorrhiza pour ceux qui veulent savoir), une plante de la famille de l'arum.
This year, the Tifaifai showcase (traditionnal Tahitian patchwork) is about "Reproduction of ancian tifaifai", and based on "Ape" (Alocasia maccrorrhiza), a uge Tahitian plant.



Une trentaine de mamas originaires de Tahiti, des Australes et des îles Sous-le-vent exposent leurs oeuvres, fait main ou machine.
About 30 women coming from several French Polynesian islands are exposing their traditionnal patchworks, sewed by hand or machine.